Un cheval ?

 

UN CHEVAL ? Qu'est ce que c'est ? Comment fonctionne t'il ?

 

 

Sens du cheval

Le cheval dispose de cinq sens mais certains évoquent même l'existence d'un sixième sens qui serait de prévoir le mauvais temps ou un danger. Les sens les plus développés sont l'odorat, l'ouïe et le toucher.

Vue
Représentation schématisée du champ visuel du cheval
Représentation schématisée du champ visuel du cheval

Le cheval dispose d'un angle de vue de 340 degrés avec seulement deux angles morts situés exactement devant et derrière lui : sa vision lui permet de voir sur les côtés comme la cravache du cavalier, mais il ne voit pas une main posée directement sur son chanfrein ou si quelque chose lui est présenté au niveau de sa bouche. En contrepartie, les champs de vision de chaque œil ne se superposent que sur une bande étroite à l'avant. Le cheval ne peut donc apprécier les distances que dans cette zone alors que dans les autres zones, il perçoit pour chaque œil une image différente. Cette conformation, courante chez les proies, permet une détection plus aisée des prédateurs.

L'acuité visuelle du cheval est moyenne ou médiocre pour certaines races. Ainsi, 75 % des chevaux de trait sont myopes. En revanche, lorsqu'il a les yeux baissés, le cheval a la capacité de voir aussi bien les objets proches du sol que ceux qui sont lointains grâce à la forme ovale de son cristallin. Il peut ainsi, tout en broutant, surveiller facilement son environnement à la recherche de prédateurs. La vision du cheval possède une fréquence de perception de 20 à 25 images par seconde, contre 15 à 18 pour l'homme. Cette caractéristique entraîne une meilleure faculté à percevoir les mouvements, et donc les prédateurs qui s'approchent.

Le cheval voit bien la nuit grâce au tapetum lucidum, couche réfléchissante qui couvre sa rétine. Présente chez tous les mammifères, elle est bien développée chez le cheval qui possède ainsi une vision nocturne dont les capacités sont proches de celle du chat. La pupille, qui peut s'ouvrir au fur à mesure que la lumière baisse, contribue également à ces performances. En contrepartie, la vision du cheval gère plus difficilement les transitions brusques de luminosité. Certains chevaux devenus aveugles peuvent tout de même vivre à peu près normalement : ils se font aider d'un congénère.

Ouïe

Le cheval possède une ouïe très fine, capable d'identifier une souris dans la paille à 100 mètres ou de distinguer des sons dont l'intensité ne varie que d'un décibel. Il perçoit des sons sur une plage de fréquence de 6 Hz à 33 500 Hz, ce qui lui permet de ressentir des tremblements de terre avant l'homme ou de percevoir des ultrasons.

Mobilisés par seize muscles, les pavillons auriculaires du cheval sont mobiles, ce qui lui permet de les orienter vers la source d'un son qu'il souhaite analyser. Les deux oreilles sont mobiles de façon indépendantes et il existe une connexion nerveuse entre les muscles des yeux et des oreilles qui confère la capacité d'orienter en même temps les deux organes sensoriels vers un signal qui attire l'attention du cheval[14]. La forme en entonnoir des oreilles est également un facteur d'amélioration de la capacité auditive. Cette dernière est indispensable pour cet animal pour détecter les prédateurs, en particulier pour compenser sa perception visuelle peu utilisable lorsqu'il mange, activité qui constitue pourtant son occupation principale[22].

Odorat
Dessin d'un cheval effectuant un flehmen
Dessin d'un cheval effectuant un flehmen

Sans être aussi fin que celui du chien, le cheval possède un sens développé de l'odorat grâce à des cellules olfactives très sensibles qui tapissent ses larges naseaux. Il est également doté de l'organe de Jacobson au fond de la cavité nasale qui sert à fixer les odeurs pour permettre une meilleure analyse.

Le cheval se sert de son odorat pour trouver de l'eau. Les chevaux des Bédouins peuvent sentir la présence de l'eau cachée sous terre et cette capacité est indispensable dans le désert ou la steppe pour un animal qui boit jusqu’à 40 litres d'eau par jour. L'odorat sert aussi à inspecter les objets inconnus, reconnaître les amis et ennemis, connaître les limites des territoires en sentant les dépôts de crottin et d'urine et pour les étalons, reconnaître une femelle en chaleur à 600 ou 800 m. Les chevaux se flairent le nez et le souffle pour se saluer.

Pour analyser plus finement une odeur, le cheval les enferme dans sa fosse nasale en inspirant profondément, retroussant la lèvre supérieure et en cessant temporairement de respirer tout en relevant la tête. Cette attitude est appelée flehmen.

Goût

Le cheval se sert de ce sens pour reconnaître les aliments. Ces derniers sont différentiés par le goût une fois passée l'étape du flairage. Le goût permet d'identifier les aliments qui sont bons pour leur santé et ceux qui sont néfastes. Ne possédant pas la capacité de vomir, le cheval se doit d'établir correctement son alimentation. À l'état naturel, le cheval est peu attiré par le goût sucré. La fréquentation de l'homme l'a habitué à ce goût.

Toucher

Les chevaux possèdent un sens du toucher qui est variable suivant les parties du corps. Les jambes sont peu sensibles, contrairement à la tête et au dos. Le simple contact d'une mouche peut faire frémir ces parties. Le sabot est insensible car non doté de cellules nerveuses, mais le pied est sensible aux variations de pression, ce qui permet au cheval d'adapter son équilibre à la nature du sol.

Les lèvres sont entourées de poils sensibles appelés vibrisses et comparables aux moustaches du chat. Elles permettent par exemple au cheval de trier les aliments. Les lèvres fournissent également des informations sur la nature de l'objet touché. Les chevaux peuvent se toucher pour le plaisir, en particulier lors de toilettage mutuel. Le cavalier se sert aussi du sens du toucher du cheval pour lui indiquer qu'il a effectué correctement un exercice ou exercer un inconfort via l'utilisation d'une cravache.

Alimentation

Dans la nature, le cheval est exclusivement herbivore et se nourrit d'herbe en majorité. Les chevaux d'écurie mangent des céréales comme l'avoine, l'orge et parfois le maïs, des aliments composés industriels comme les granulés et des fourrages, c'est-à-dire du foin, de la luzerne ou de la paille. Les chevaux en pâturage se nourrissent d'herbe composée de 70 % de graminées et 20 % de légumineuses et 10 % de diverses plantes.

Si la nourriture est disponible en quantité suffisante, un cheval consacre de 14h à 16h par jour à s'alimenter. Cette durée importante résulte de leur estomac qui est de petite taille et des aliments peu énergétiques qui sont consommés.

Les chevaux boivent environ 20 à 40 litres d'eau par jour et jusqu’à deux fois plus en été ou pour les chevaux lourds.

Comportements

Le cheval est un animal grégaire qui vit en harde d'une petite dizaine d'individus composée:

  • d'un étalon protecteur,
  • d'environ trois à quatre juments - dont souvent la plus âgée est à la fois dominante et leader (mais pas obligatoirement)
  • et de leurs petits sur deux ou trois années.

Le leader est l'individu dont les envies coïncident avec les envies des autres individus du groupe, et qui se décide à agir en premier pour satisfaire son envie. C'est du coup souvent la jument la plus âgée qui conduit la harde lors des déplacements puisque son expérience lui permet d'avoir souvent plus d'à propos que les autres.. Il peut cependant y avoir un individu leader par activité (celui qui a en général la bonne idée d'aller vers l'eau, un autre qui pense à se mettre à l'ombre au bon moment, un autre encore qui décide d'aller changer de type d'herbe). Le leadership est totalement indépendant de l'état hiérarchique.

Dans la harde, il existe une hiérarchie de type dominant/dominé, établie généralement en fonction de l'âge des individus, de leur tempérament, etc. La hiérarchie n'est absolument pas pyramidale (sauf exception liée au hasard des individus): si A domine B et que B domine C, alors A ne domine pas forcément C. Cette hiérarchie se stabilise au bout de quelques mois de vie commune, et n'est en général pas ou peu remise en cause (les juments gestantes auraient tendance à gagner un peu en dominance sur les non gestantes, mais ceci est anecdotique). Au sein du groupe, l'ordre et la hiérarchie se maintiennent par des manœuvres d'intimidation, notamment via un langage corporel très développé : le cheval se défend ou se fait respecter des autres par des menaces précédant si nécessaire des ruades ou des morsures.

Jusqu’à l'âge de deux ans environ, les jeunes mâles et femelles restent dans le groupe, puis en partent d'eux-mêmes. Alors plusieurs jeunes mâles se regroupent pour former un troupeau au sein duquel ils s'aguerrissent en jeux puis en combats durant quelques années. Quand ils ont pris assez d'assurance, le plus hardi crée sa propre harde. Pour ce faire, il provoque en duel d'autres mâles et s'il gagne le combat, il « récupère » les femelles du vaincu (à condition qu'elles le trouvent à leur goût), ou encore il peut former sa harde en « volant » simplement des juments à d'autres étalons, pour peu que lesdites juments n'apprécient pas trop leur harde actuelle; enfin, l'arrivée de jeunes juments de deux ou trois ans venant de quitter leur troupeau familial est une autre opportunité pour commencer ou agrandir une harde.

Le cheval a la capacité de dormir debout, mais ce sommeil n'est que très léger. Il n'atteint le sommeil profond (il a besoin d'une heure de ce sommeil par jour) qu'allongé, dans son box ou au sein d'un troupeau. Tous les chevaux d'un même troupeau ne dorment pas en même temps car il y en a toujours au moins un qui veille sur les autres en restant debout. Un cheval couché qui ne se lève pas en présence d'un inconnu ou qui reste couché trop souvent peut éventuellement être malade. D'autres comportements peuvent être notés de manière générale:

  • Un cheval effrayé prend automatiquement la fuite. Il n'attaque pas, ou très rarement. Les étalons ou les entiers parfois très nerveux peuvent attaquer l'homme.
  • Le cri du cheval est le hennissement. Différentes formes de hennissement existent.
  • Le cheval piaffe s'il effectue un trot sur place. Ce comportement est un signe de nervosité ou d'extrême excitation. Ce mouvement est exploité en dressage de façon très cadrée.
  • Le cheval s'ébroue s'il expire bruyamment en secouant la tête.

 

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval#Sens_du_cheval

Commentaire (1)

1. georgette Le 28/04/2009 à 13:52

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Dernière mise à jour de cette page le 30/05/2008

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